| NAVIGATION
Avec le développement du tourisme, un nombre
croissant d'embarcations commencent à être disponibles
dans les régions navigables. Catas, vedettes et hors bord
donnent accès à des sites inoubliables et totalement
isolés.
 Un petit bout du rêve, ....
A côté de ça, les moyens traditionnels peuvent
aussi donner lieu à des aventures extraordinaires; boutres,
goélettes et pirogues ont sillonnées ces côtes
depuis la découverte du pays (encore discuté, peut-être
vers 500?).
C'est plus lent mais aussi plus vrai.
 Jouer avec le vent, vivre avec les étoiles
Par goût personnel, je fréquente trois régions
:
1) Le Nord Ouest de Majunga à Nosy Be. La meilleure météo
et navigabilité.
Des vents réguliers, des renverses sans surprises, des
baies et des îles superbement isolées, une population
(Sakalava) au grand coeur. Sur tout le trajet, un seul point
de contact avec la civilisation, à Analalava. Chasse et
pêche au programme, le bonheur, quoi! Au départ
de Nosy Be, le plus grand choix de bateaux du pays (zone relativement
touristique).
2) Le Sud Ouest de Tuléar à Morombe. La
partie centrale est occupée par un lagon de plus
de 100 kms. Les bleus y atteignent une rare intensité et
la région est très peu peuplée. Beaucoup
de pécheurs et transporteurs Vezo à rencontrer
tout au long de cette remontée dans le sens sud-nord,
vent vraiment dominant oblige!
Sur ce lagon, le must, c'est la pirogue traditionnelle
(catamaran, voile carrée). De toutes façons,
le but du jeu, c'est pas d'aligner les miles mais plutôt
d'aller barboter, pécher, rêver à la
barrière et de retourner à la plage pour
griller son poisson.
La partie intéressante commence à Tsifota, à 75
kms au N de Tuléar.
Prévoir une bonne autonomie, encore que l'on trouve
environ tous les 20 kms des petits villages avec l'inévitable «épi-bar« et
quelques possibilites d'hebergement rustique sur le parcours.
C'est le territoire du Camp Vezo et vous devriez y jeter
un oeil.
3) Le Nord Est. Si j'ai un conseil, c'est Sept-Oct-Nov-Déc.
Là c'est vraiment très bien. Des lagons magnifiques,
une végétation exubérante qui cascade
dans la mer et très très peu de monde.
Par contre on n'y navigue qu'au moteur dans des petites
vedettes en bois et quelques coques plastiques. En plus
d'une mer exceptionnellement généreuse, mais
parfois délicate (météo de la côte
Est, de type capricieuse) il y a en prime, les remontées
de rivières (jusqu'à 40 kms) ambiance «Aguirre«,
mais sans indiens hostiles, pour ceux qui aiment leurs
classiques.
Départs possibles à partir de Ste Marie,
Soinierana, Manompana. Remontée jusqu'au fond de
la baie d'Antongil et autour de la péninsule de
Masoala.

Et même, un peu de luxe, pourquoi
pas????
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