TSIRIBIHINA
Encore un des grands fleuves de l'Ouest qui serpente
mollement vers la mer. Celui ci est sans aucun doute, le
plus accessible de la bande. C'est aussi le plus navigable,
permettant à des chalands d'effectuer le parcours
quasiment toute l'année. Vous aurez le choix entre
les pirogues traditionnelles, les canoës modernes
ou le chaland, plus confortable ; personnellement, je trouve
dommage de rater le coté faune en embarquant sur
un gros tas de tôles soudées ensemble, pétaradant
dans le silence de la rivière, crachant son noir
venin qui rappelle les embouteillages de Tanà et bla, bla,
bla.

Non, en fait, j'exagère et la péniche
c'est pas mal avec une bande de potes et des glacières
remplies de THB. Les départs peuvent s'organiser
a partir de Miandrivazo mais vu l'environnement de la descente,
nous vous conseillons de préparer votre voyage avec
soin, il n'y a pas de sortie possible entre le départ
et l'arrivée à Morondava.
Un petit truc qui devrait vous intéresser, Tsiribihina,
ca veut dire quelque chose comme « là ou l'on
ne plonge pas « ! Enfin, juste pour vous rappeler
que nous sommes en eau croco et qu'il vaut mieux écouter
les conseils locaux quand on en vient à la baignade.

Les gorges ne sont pas aussi spectaculaires que sur le
Manambolo mais la nature est tout aussi belle, l'isolement
aussi profond et le soleil aussi chaud.
Même timing de 3-4 jours pour rejoindre le village
de Belo sur Tsiribihina d'où vous pouvez repartir en Taxi
brousse, vers Morondava.
A déconseiller toutefois pendant le gros de la
saison des pluies.
|