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LILLY
Crocos de Tana - IMERINA
Même son histoire est originale!

Il y a une quarantaine d’années, vivait une famille de planteurs aux chutes d’Antafofo. Un jour, un drame survint et la petite fille de la famille disparut dans la rivière en crue.


Elle n’était qu’un enfant et les habitants de la région donnèrent son nom, tout d’abord aux chutes, puis à toute la rivière.


 

Incontestablement la rivière la plus fréquentée du pays. Voilà bientôt dix ans qu’on s’amuse sur ce parcours. Des rapides magnifiques (cl II-IV), un paysage superbe, illuminé par les millions de cosmos qui tapissent les gorges et finalement, depuis peu, des super accès à la rivière.

 

 

 

 

La RN1 après avoir été entièrement refaite il y a quelques années se parcourt en un peu plus d’une heure jusqu’à Analavory. De là, on est en train de goudronner toute cette route qui doit, à terme, relier l’Itasy à Sambaina sur la route d’Antsirabe. Mieux encore, on a même refait la piste qui descend jusqu ’aux chutes de la Lilly.

 

 

 

Ampefy se développe très rapidement et devrait retrouver le lustre d’antan. Ca me fait plaisir, car j’ai toujours aimé cette région, calme et ensoleillée. On y fait du parapente et les rivières sont superbes.

 

 

 

 

 

 

Quand il pleut, c’est magique, les passages s’enchainent sans temps mort, mais dès que les pluies cessent, le niveau redescend et la partie haute de la Lilly n’est plus vraiment praticable.

 

 

 

 

 

 

 

Il est possible que d’ici un ou deux ans nous ayons remonté une structure permanente pour exploiter cette rivière; plus quelques autres dans la proche r égion (Mahaiza, Sakay, …).

 

 

 


La descente commence à Ampefy même, du bord de la route. Ca a l’air de rien mais d’entrée de jeu, on a un des passages les plus chauds de la descente. Pour passer sans risques, il faut vraiment beaucoup d’eau, sinon, on porte! Après ce premier obstacle, on a l’impression de flotter sur un stade d’eau vive; les virages sont serrés, s’enchainent non-stop, et quand même, on a deux autres probl êmes sur cette première partie.

 

Le deuxième passage, c’est un peu pile ou face. Dès fois ca passe, des fois on se fait manger par un méchant rappel. Pas grave pour les passagers qui sont éjectés par une vis à une quinzaine de mètres de là, par contre le bateau il tourne, tourne et tourne.


A chaque fois, on galère pour arracher le bateau au rappel et depuis quelques années, je ne passe plus ce seuil; on porte sur 40m et tout le monde apprécie. Encore un peu plus loin, un autre méchant seuil, encore plus violent et agité mais sans rappel, donc on y va; tout le monde au fond du bateau et sautez jeunesse, …

 

 

 

 

La plupart du temps, la Lilly, c’est juste cette section mais quand on peut, on flotte jusqu’a Sakay, une trentaine de kms plus à l’ouest. La rivière reste dans le même style jusqu’à l’arrivée avec un défilé superbe aux rapides merveilleusement agencés. Quelques portages obligatoires ce qui implique des arrêts à ne pas manquer.
La récuperation se fait au bord de la route à l’entrée de Sakay/Babethville.

 

 

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