Du lac de Tsiazompaniry, à près de 100 kms de la capitale, jusqu'aux portes même de la ville à Ambohimanambolo. 5 jours de descente assez soutenus, avec de nombreuses sections d'eau vive, des portages, voilà la plus belle aventure que l'on puisse trouver dans tout l'Imerina. La toute première chute de l'Ikopa, le dégueuloir du lac de Tsiazompaniry Il parait que Marc Ravalomanana, le nouveau président du pays veut faire du lac de Tsiazompaniry, un centre touristique. Ca me réjouit; personnellement, je n'ai pas besoin d'être convaincu, je connais cette région depuis longtemps et j'aime beaucoup ces paysages de collines abruptes couvertes de forêts, de profondes vallées emplies de rizi ères. J'attends avec impatience les programmes de réhabilitation des pistes qui traversent cette rivière; d'ici quelques années je vois un superbe parcours appelé à devenir un classique. De meilleurs accès nous permettraient de proposer les morceaux choisis de cette descente et d'assurer une logistique au top; aujourd'hui il est difficile de prévoir ce parcours en saison des pluies tant les pistes deviennent difficiles à parcourir. Descente de l'Ikopa en janvier Tous les clients que j'ai pu emmener sur cette véritable expédition sont revenus en ville pleins d'enthousiasme et de grands souvenirs. Il faut dire que l'Ikopa offre quand même l'occasion de se faire secouer un peu et impose plusieurs portages pour franchir les seuils les plus radicaux. En dehors de cette expé de 5, voire 6 jours, le parcours peut être coupé en différents tronçons en fonction de l'état des pistes. Campement sur les berges de l'Ikopa C'est une rivière que j'aime beaucoup car elle est totalement régulée par le barrage de Tsiazompaniry et l'eau qui en sort est particulièrement claire et pure. La première partie est très boisée accentuant le caractère et l'isolement de cette rivière. En fait au début elle s'appelle varahina (l'embouchure) et quand elle rencontre la deuxième varahina qui arrive du lac de Mantasoa, elle devient alors l'Ikopa qui rejoindra la Betsiboka près de Maevatanana pour déboucher dans la baie de Bombetoka, à Majunga. Je déconseille totalement le parcours en aval de Tanà car la rivière collecte la totalité des eaux usées de la plaine de Tanà, ce qui en fait un bouillon de culture à éviter avec soin. Des amis en ont fait l'expérience et sont sortis après une semaine, tous sous antibiotiques!... A mon avis, il faut laisser couler au moins sur une centaine de kms avant de reprendre son cours vers Ankazobe ou Kiangara. mais là ce sont des sections plutôt techniques qui réservent le parcours à des kayakistes expérimentés. les sections de Kiangara à Maevatanana ont été parcourues à maintes reprises et seront bientôt des classiques incontournables pour les amateurs de Cl V très moderne, ... Portage au niveau de la centrale d'Antelomita; merci la JIRAMA La partie qui court du pont d'Androroa derrière Masindray et qui débouche à Ambohimanambolo est notre parcours de la journée le plus classique et fréquenté, facilement accessible en toute saison. 4 à 5 heures de descente paisible entre rizières et tanety, sous le regard des petits villages traditionnels accrochés aux collines. Les Crocos, un jour ils auront des petits nids le long de cette rivière pour en améliorer encore le confort et la navigabilité. En attendant, on campe sur des plages désertes ou des terrasses boisées, à l'écart des villages qui s'accrochent tous aux flancs des tanety, sur les plateaux qui dominent la plaine et les protégeaient des crues annuelles avant que le barrage de tsiazompaniry n'en atténue les effets. Aujourd'hui encore les villageois préfèrent s'installer sur les sommets, nous abandonnant les berges de l'Ikopa. En fait, ils n'abandonnent pas les berges à la nature et ce sont au contraire des endroits extrèmement cultivés. Jardins, vergers, rizières, pature, les berges sont, la journée, très vivantes, animées par le va et vient des paysans, bergers, lingères, ... Un superbe voyage à recommander.
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