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MANGOKY
Crocos de Tana - L'OUEST
D'accord, on peut pas parler d'eau vive



Un parcours très famille, ...

Par contre c'est le must du parcours vivant. Une semaine entre deux murs de végétation grouillant de vie, de bruits, d'odeurs, de mystere, ....

Je vous ai remis un texte que j'avais pondu il y a quelques temps et il y a des passages que j'aime bien, qui me rappelent des moments rares de bonheur, de plénitude.


  Un chouette train de pirogues au depart.

D'aucuns reprocheront à ce genre de circuit d'être totalement centré autour d'une région et c'est vrai que la plus courte des descentes demandent au moins une dizaine de jours et cela peut sembler beaucoup. Je pense que l'on connait mieux un pays quand on vit a son rythme. C'est bien beau les circuits de 17 j durant lesquels vous êtes supposés voir tout Madagascar, mais en final, on ne connait que les aéroports, les villes, les hotels et les parcs nationaux les plus classiques; rien de très original, ...

 

Le Mangoky, c'est une autre histoire, quelque chose que l'on doit vivre avec passion!

 

DERIVE SUR LE MANGOKY

29 Octobre
BEROROHA

  Mon fils et son tout premier croco à la main!

Val est arrivée, direct de la métropole, service de gestion des maisons de retraite et son bureau de la ville de Paris! Un peu impressionnée par l' attéro, elle embarque dans le Land et sans bien comprendre ce quI lui arrive se retrouve à Beroroha. 12h30 au port, ça cogne trop pour bouger, on fait trempette dans un bouillon brûlant en
attendant le soir et on refait les bagages.


On mate les fabricants de pirogues, le va-et-vient des charrettes, les zoky et le soleil qui tombe.

 

 

 

Une des scènes classiques du Mangoky.

 

30 Octobre

 


Le soleil se lève très tôt sur cette plage et après un rapide breakfast, on file «en ville», faire quelques courses.
Un saut à l' hôpital pour porter quelques médocs et payer la location du Land, merci encore et à la prochaine.
Après c' est le karana d' où on repart avec:
- un chapeau pour Valérie
- un lambaoany
- du fil et 2 aiguilles
- un parapluie.

 

 

 

  En général, les clients rament plus que moi sur le Mangoky

 

Y' a plus que le marché.
On arrive à acheter 10 mangues, 20 bananes, quelques oignons et des tomates. Un exploit sur ce sol brûlant.


Un dernier arrêt au Commandand Bar pour un pepsi presque frais et direction le mighty Mangoky.

 8H 35 et c' est parti. Les deux premiers heures sont plutôt sans intérêt. Beaucoup de monde sur et autour du fleuve, et beaucoup de sable.


Par contre, on arrive sur de chouettes gorges avec des morceaux falaises intéressantes. A midi, on longe le rive Nord quand on tombe sur une famille de Fulvus au grand complet. Ils nous observent, curieux, pas farouches. Nous on bouffe des mangues à l' ombre d' un kily (Tamarinier). On va planter notre premier bivouac sur une belle plage, au cœur des gorges.
Je me tape la cuisine, avec une mousse de croco et des pâtes jaunes, tomates, oignons et kitoza (viande séchée) maison. La nuit tombe, la forêt retentit de bruit étranges, oiseaux, lémuriens, grenouilles, grillons, mais aussi le vagissement de deux petits crocos sur la rive opposée.

 

 

Le début des gorges qui vont durer plus de 5 jours   

31 Octobre

 


Comment parler d' une nuit en forêt!
Il y a trop de bruit, trop de cris, trop de silence aussi. Un instant, j' ai réussi à compter 14 espèces d' oiseaux qui chantaient simultanément. Un jour délicat se pointe à l' horizon et la vie continue.


Thé, café, pain, beurre, confiture, céréales, mangues, bananes, bagages et ça repart.


On avance vraiment calmement, le passage est superbe et on finit par arriver à Bemarivo qui est supposé être un gros village. Je traverse des rizières en plein midi et déboule au milieu d' une réunion de Ray aman-dreny après un joro.


Rien à acheter au village mais on m' offre un gros morceau de zébu sacrifié! Cadeau, l' amitié vazaha.

 

 

 

  Petit matin hivernal et brumeux sur les berges de sable fin

 

Retour au bateau, Valérie mijote à l' ombre d' une couverture tendue sur des roseaux par des pêcheurs, il fait très chaud. Je barbote un peu afin de faire refroidir la machine et on s' en va vers notre destin.


Celui-ci prend la forme d' un orage qui se prépare.
On galère bien un peu pour rejoindre un banc de sable en bordure de la forêt et quand on a tout installé, ça prend vraiment une sale gueule. Il pleut au Sud, à l' Est et au Nord. Seul vers l' Ouest, un carré de ciel bleu; le reste est gris, vert, jaune; l' électricité est presque palpable.

Je panique un peu et on déménage en urgence, juste avant l' orage. J' ai déblayé un grand rond sous un kily et une fois la bâche en place, le matos avec nous, on regarde le temps partir en live.
Un coup de vent violent soulève des nuages de sable, et secoue la forêt . Notre kily tient bon et la pluie arrive. Dure, bruyante, soutenue; les éclairs fusent de partout c' est Dante version Mangoky.

Bon, on n' est que fin octobre et ca ne dure pas trop longtemps. Après la pluie, on arrange un peu le souk, je refais de la braise pour le morceau de zébu, tue deux scolopendres maousses et la soirée se finit sereinement au son des grenouilles qui traversent la natte sans se gêner.
Petit séchage au matin et après le rituel café, bagages, etc, nous revoilà à flotter sur notre mellow Mangoky. Les rives se resserrent un peu et on glisse assez facilement.

 

Mangoky, capitale du baobab!

Il y en a des milliers qui dépassent de la forêt. Avis aux amateurs, C' est vraiment de tous les côtés. Par endroits, ça frise l' indécence tellement y'a que ça.


Vers 11H, on commence à entendre un bruit sourd et répétitif. Je pense tout d'abord à un pilon et au moins trois femmes au rythme endiablé mais après une dizaine de minutes, résonnent les premiers accords de guitare.


On aperçoit un village (Ida?) perché sur un promontoire de roches et amuzike, je décide d' aller y jeter un œil , ne serait-ce que pour acheter des provisions.
On débarque en plein Bilo. Dans une cour entourée d' une palissade de roseaux, une quarantaine d' hommes entassés à l' ombre d' une petite case, autant de femmes et de jeunes filles, quelques enfants, des drapeaux et la meneuse du bal. Les tresses Bara de cérémonie, avec la moitié de sa crinière libre, habillée de 3 au 4 lambaoany, ceinturée de gri-gri et colifichets,

 

  Rencontre originale à la courbe du fleuve  
   et concerto improvisé, les pieds dans l'eau

 

 

Elle bat la mesure de ses pieds nus, en plein soleil, recherchant la transe. Le tempo, il est assuré par un orchestre local. Plus inhabituel, une sono tout ce qu' il y a de plus gasy, bricolée avec moult piles. Une grosse caisse et une cymbale taillée dans un disque d' embrayage. Une guitare électrifiée maison, taillée dans le bois, mais avec autre surprise, six cordes.

Trois instruments de une à quatre cordes pour le rythme, grosses caisses rectangulaires taillées dans la masse avec un chouette son de basse. L' allumé de service se la joue Jimmy Hendrix et si la technique est encore peu brute, le feeling est l à.

Midi arrive, chaleur accablante et l' hystérie se poursuit, la poussière vole dans la cour surchauffée, de jeunes Bara, tirent quelques coups de fusils en l' air, ce qui fait bondir notre Valérie et rigoler l' assistance. Soudain, le maître de cérémonie, drapé d' un lambaoany, des colliers de perles de couleurs signifiant son destin autour de la poitrine se dresse, et tout se fige. Les musicos remballent, notre danseuse se calme, trois jeunes sortent et l' ancêtre prend la parole.

 

Depart du bivouac au petit matin  

Il explique aux ancêtres, le pourquoi de la cérémonie, il nous présente aussi comme étrangers de passage et son kabary se continue dans un dialecte que j'ai du mal à comprendre.
Pendant ce temps, les jeunes ont ramené un zébu et l' ont attaché sur une petite table en rondins. Le vieil homme attrape un bol, on y trempe de l' argent (pièces et billets), en asperge celui qui a ordonné le joro et puis le zébu, tout en parlant aux ancêtres.

Après ce discours, plus rien! On attend que le zébu bouge!!!
Après quelques minutes, une ruade enfin, et l' assemblée se réveille. Notre diablesse a repris sa danse lancinante, un homme s' approche du cou de zébu et tout en lui parlant dégage sa carotide. D' un coup de poignard, il l' entaille et mademoiselle Bilo se penche sur l' animal pour ne pas en perdre une goutte.

Ses pieds et ses bras tremblent, elle, les yeux clos, boit le sang de l' animal qui ne bouge plus. Elle boit pendant ce qui semble une éternité, les tremblements s' intensifient et comme un homme tente de l' écarter, elle tombe à la renverse, attrapée au vol par
ses assistantes.

Out la danseuse, chouette spectacle. Le même gars revient et cette fois ci toute la gorge est tranchée, notre pauvre zébu s' affole, roule des yeux affolés, tire la langue et finit par mourir, exsangue.

Ca y est, l' ambiance commence à se détendre, les hommes parlent et rient entre eux, le travail de boucherie peut commencer. C' est pas très subtil mais l' animal est rapidement dépecé, puis c' est le tour des entrailles.
Un allumé, partie intégrante de la cérémonie, se lève, attrape le foie à pleines mains et le dévore de ses quatre dents restantes. Comme Valérie le regarde un peu dégoûtée, il ouvre grand la bouche et avec sa langue fait bouger son quatrième chicot! Ca fait bien rigoler tout le monde.

 

  Version Gasy d'une romantique croisiere en gondole

 

Après ça on me demande de jouer au docteur Labrousse et armé de ma pharmacie, je «soigne», panse de vilaines blessures, distribue, nivaquine, aspirine et antibiotiques comme des bonbons avant de me voir remercier par un énorme quartier de bœuf.

J' ai beau insister que peut-être c' est un peu trop pour deux personnes mais rien à faire, je repars avec 2 ou 3 kilos de barbaque à la main. Une dernière séance photo avec tout le village ressemblé au bord du fleuve pour regarder notre départ, et c' est reparti. J' imagine que c' était la version locale, très locale, d' Halloween.

Fun et un peu gore, une super surprise pour le jour et quelques grillades en prévision pour les jours à venir!


On flotte encore 1 ou 2h avant de repérer une chouette plage pour la nuit. On commence par tout débarquer à la pointe Ouest mais le vent se lève, violent, soulevant le sable et nous force à revenir à l' abri d' un grand
tamarinier, 100m plus à l’Est. Le tamarinier doit être sacré car il y a des bucranes et une peau de zébu coincée dans les branches, mais aussi des traces de feu, ce qui m' enlève tout scrupule.

Le soir, je prépare un timbale de riz spéciale Bilo avec tomates, oignons, et petits dés de viande marinés dans la moutarde, histoire de se mettre en appétit avant la grillade.

Repas d' enfer, le meilleur du voyage.
La viande de ce jeune zébu a eu le temps de travailler un peu, la marinade a fini de l' attendrir, les grillades sont rosées succulentes, un grand merci aux razana (ancêtres).
Dieu que la nuit est douce, bercés par le chant de tous ces oiseaux connus et inconnus...

 

 

01 Novembre

 

Départ mol , sans se presser. On retrouve notre rythme sur le Mangoky toujours aussi tranquille.


La journée s' écoule paisiblement. On entend quelques ploufs mais pas de crocos en vue, ni même de traces sur les bancs de sable; un peu plus loin, une grosse bande de Catta.


On pose le camp sur une toute petite plage coincée entre un promontoire rocheux, des roseaux et la forêt.


Un superbe endroit. Bien abrité du vent, une super ambiance avec cris de lémuriens et de Fosa
plus les multiples chants d' oiseaux ou définitivement, le perroquet reste le plus bavard d' entre eux.


Je surveille Valérie du coin de l'œil pendant qu' elle se baigne car le spot est vraiment tranquille.

 

 

Le fleuve s'étale autour de Beroroha.  

Après ce plan, on zappe une heure plus tard sur les rochers, essayant d'échapper aux attaques des Mokafohy (petite mouche à la morsure féroce) quant à deux reprises on aperçoit un croc dans ce qui ressemblait à une fin
de partie pour un gros Tilapia, Valérie se dit que tout compte fait, le shampoing et même la vaisselle pourront attendre des eaux plus sûres. On le revoit un peu plus tard à une centaine de mètres en aval du camp. Ouf, on pourra pas dire qu' il n' y en avait pas. Repas aux étoiles, sauce thon, tomates, oignons, grillades encore et dodo dans un concert de sons non identifiés, parfois proches.

Le ciel est dégagé, j' essaye de compter les étoiles et à la sixième je m' endors,...
Grosse surprise la matin en relevant 4 traces de crocodiles à 3m de ma tente. Un adulte, sans doute le même, et trois petits jeunots.

Voila un bruit inexpliqué de la nuit derrière qui trouve sa place. On a frôlé la rencontre de quatrième type et Valérie est salement impressionnée. Il faut dire que c' est la première fois que je plante ma tente sur leur chemin! Ca fait un peu réfléchir.

 

 

2 Novembre

 

Départ encore plus mol que d' habitude. Le camp reste à l' ombre jusqu’à 9h et on traînasse à se préparer. Erreur que j' allais payer un peu plus tard.

La matinée démarre pourtant bien avec un courant assez soutenu et assez d' eau pour éviter les va et vient à répétition. On s' arrête quelque fois pour essayer d' acheter un peu de frais, mais rien à faire. On finit quand même par trouver une dizaine de bananes et on nous propose du Catta !
Plusieurs cases arborent d’ailleurs assez fierement des queues de lemuriens, vestiges du dernier pique-nique version Mangoky.

Vers 11h 00 le vent commence à se lever. Déjà vers la fin de l' étape d' hier, ça soufflait pas mal.
Là, ça devient vite infernal. J' en attrape une crampe aux abdominaux et on finit par trouver un coin viable vers 15h 30 seulement, je suis rincé!
Repas tranquille sur une belle dune de sable, la nuit une bande de lémuriens vient dormir à côté du camp et la rivière retentit de bruits inquiétants.
Demain je programme un départ matinal, pas question de me battre contre le Tsioky (le mistral local) qui a eu raison de mon moral.

On regarde des embarcations qui remontent la rivière à la voile; on commence à se rapprocher du pays Vezo et les pirogues changent de forme.


Asanaty, ma femme qui me suit depuis plus de 20 ans, malgré mes excès, ...
 

3 Novembre
ANDRANOMAFANA

Les fulvus une bonne vingtaine qui squattent le grand banian du camp me réveillent vers 4h du mat. A 4h 30, je suis sur la vaisselle et à 5h 15 je réveille Valérie. Café servi à 6h 00, on enchaîne sur un départ à 6H 45.

Les trois premiers heures sont magiques; légère brise dans le dos, petits nuages pour voiler le soleil et les gorges sont rapidement envoyées. La vallée commence à s' élargir, le fleuve aussi et il faut recommencer à zigzaguer pour éviter les bancs de sable.
Vers 10h 30 le Tsioky commence d' abord gentiment mais une heure plus tard, c' est parti. La dernière heure est franchement pénible mais on finit par arriver à Andranomafana. 32kms dans la matinée, c' est pas mal. Je me suis arrêté à l' ombre d' un grand sohihy, vidé. Je m' endors sur mon siège, break. 20mn plus tard, je refais surface pour me faire chier dessus par une corneille perchée au-dessus du bateau. Du coup, je pars chercher un bivouac et la source sulfureuse promise ! Je trouve d' abord le coin de bivouac et on bouge le bateau 300m plus bas. Des grands arbres, du sable, tout ce qu' il nous fallait.
On installe un camp, relativement abrité du Tsioky qui soulève des nuages de sable sur la berge opposée.

 

Scène de tous les jours,  
la corvée d'eau, le petit dernier au bras, ...

 

Un vieux au super look, passe en charrette, m' indique où est la source et m'offre deux fruits de baobab.


Valérie goûte cette nouveauté, aime bien et en reprend un morceau. Je pars chercher la source et sur le chemin, je tombe sur deux méga baobabs plantés là. Le plus gros à une circonférence de 18 pas (et je fais d’assez grands
pas); ça commence à être respectable. Un peu plus loin, je sens la source avant de la voir. Dieu, que ça schlingue.

Pourtant le bassin est parfaitement limpide, un flot continue bouillonne de l' autre côté, l' eau doit être à 45° et j' ai du mal à y mettre plus que les pieds.

De retour au camp, petite lessive pendant que Val part chercher la source. Mon F2 se décide à remarcher et me permet de faire une trentaine d' images avant de se mettre en roue libre. La lumière est superbe, je rate le coucher de soleil mais j' en profite pour rattraper mon retard d' écriture.
J' en suis à maintenant et la vie est vraiment très très belle!


Les crocos sont sévèrement braconnés sur ce fleuve
 

4 Octobre
MOROMBE

Comme d' hab, je me réveille vers 4h 30 et la journée débute sur le fond habituel de vaisselle et bagages avant de lever l' ancre à 7h moins le quart. On passe une dernière chaîne de collines et puis ça devient vraiment plat.

Le fleuve s' étale paresseusement, laissant d' innombrables bancs de sable compliquer singulièrement la navigation.
On perd beaucoup de temps à essayer de suivre un chenal navigable mais on avance quand même doucement.
Le vent commence à souffler vers 9h, et ne nous lâchera plus jusqu' à l' arrivée à Bevoay.
Le paysage est un peu plus monotone et en passant à Ambiky, je regrette de ne pas y avoir fixé le rendez-vous avec Félicien. Nom d' un chien, je peste et je rage contre le Tsioky, vent du sud, qui me repousse violemment vers le Nord. Arrivée à Bevoay vers 11H 30.

Félicien n' est pas encore là et le village semble mort, comme abandonné. Je me rappelais du spot comme un endroit animé mais tout le trafic semble s' être déplacé vers Ambiky. Félicien arrive une heure plus tard et on finit de démonter le cat.

Les bagages sont chargés sur une charrette qui nous dépose 10 minutes plus tard, au bord de la nationale, déserte bien évidement. Des centaines de mokafohy nous attaquent sans répit et quand un camion se pointe à l' horizon, on s' arrange pour y embarquer avec tout notre barda. On est tout juste trente à l' arrière, ce qui nous permet de nous installer presque confortablement pour les 80kms qui nous séparent encore de Morombe. On s' installe à La Croix du Sud, la ville semble morte, la douche ne marche pas, le téléphone est mort, le restaurant est fermé, c' est la fin de cet épisode de mes délires en brousse.

A la prochaine, ...

 

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